PRUMITEI 7 novembre - Compte rendu de la réunion des auteurs du Manifeste de Luri

 

Manifeste de Luri

Compte rendu de la réunion du 7 novembre 2009

Prumitei – Francardo

 

Auteurs présents : Marianghjula Antonetti-Orsoni   -  Christophe Canioni - Xavier Casanova - Marie-Jean Vinciguerra - Victoria Fondacci - Jean-Charles Fabiani - Annonciade Santoni - Martine Brillais - Anna Albertini - Jean Crozier-Pandolfi -Gilbert Romani - Edmond Simeoni - Dume Gallet - Jean-Pierre Orsi - Jean-Pierre Santini

 

Excusés : Ghjuvan’Petru Ristori- Jacques Denis – Michèle Acquaviva Pache –Jean François Agostini – Lucia Santucci – Francesca Weber Zucconi – Hélène Mamberti – Jean Paul Ceccaldi – Vannina Bernard Leoni – Norbert Paganelli – Céline Lorenzi – Jean Claude Loueilh – Marie Hélène Ferrari – Rinatu Berrettini – Dounia Maktoum – Okuba Kentaro – Daniele Maoudj - Ghjacumu Fusina – Guidu Benigni

 

Cette réunion a permis un certains nombre d’ajustements soumis à tous les auteurs participant à la démarche en vue d’une concrétisation à la prochaine réunion fixée au samedi 28 novembre, 15h, à Prumitei.

 

Le manifeste : Il a semblé nécessaire de séparer ce qui définit et justifie la démarche des propositions de mises en œuvre ponctuelles. Par ailleurs des modifications de formes et de fond ont été apportées. Enfin, il est souhaitable que le Manifeste fasse l’objet d’une réécriture ou d’un complément d’écriture qui lui donne un certain souffle. Voici donc la base qu’il conviendrait d’amplifier :

 

« Des auteurs réunis à Luri le 22 août 2009, tous concernés par la question de la créativité et de la valorisation du livre, ont reconnu la dimension double de l’écriture, travail personnel et solitaire, et de la lecture, message au collectif qui a besoin d’une amplification par le groupe. Or, ces moyens  ne seront efficaces que si les auteurs sont capables de présenter un minimum de cohésion et tout d’abord en s’accordant sans ambiguïté sur la notion de littérature corse.

La littérature corse contemporaine est constitutive d’un imaginaire collectif qui puise ses racines dans l’oralité d’une culture insulaire spécifique tout en s’ouvrant au monde et à l’universalité.

On considère  comme production de la littérature corse tout ouvrage témoignant d’une sensibilité ou d’un rapport direct à la Corse écrit et/ou édité dans l’île ou ailleurs. »

 

En conclusion du manifeste en appeler aux autres composantes de la production artistique : plasticiens, musiciens, artisans, comédiens, etc.

 

La structure : a) Prévoir une structure associative qui permette à la fois l’adhésion de personnes physiques et morales afin de rassembler des structures déjà existantes qui garderaient évidemment leur autonomie. b) Commencer d’abord par une association des auteurs. Le terme « auteur » semble préférable à celui « d’écrivain ». c) Dénomination proposée : « L’OPERATA CULTURALE ». d) Le but proposé : « L’association a pour but la promotion des œuvres littéraires et artistiques témoignant d’une sensibilité ou d’un rapport direct à la Corse écrit et/ou édité dans l’île ou ailleurs. »

 

Les actes : S’il est nécessaire situer la démarche à moyen et long terme, notamment dans la perspective de 2013 (Marseille, capitale de la méditerranée), deux propositions peuvent se concrétiser en 2010 :

1.    Un premier salon du livre corse au mois de juin, au centre Prumitei. Il est demandé à chacun d’imaginer une animation sur 2 jours pour en débattre à la prochaine réunion.

2.    Une bibliographie courante de la production littéraire corse (Portail internet et réalisation papier) à usage du grand public. Xavier Casanova est chargé d’en proposer les modalités pratiques et d’en évaluer le coût.

 

Enfin une troisième initiative, plus ponctuelle, mais qui pourrait être significative de notre volonté collective dans l’esprit de « L’OPERATA CULTURALE » consisterait à participer au prochain « Printemps des poètes ». Ci-joint les propositions de Norbertu Paganelli. Les auteurs qui souhaitent y participer sont priés de me le signaler rapidement. Il faudra bien 3 ou 4 mois en effet pour l’écriture de ces œuvres en cascade et leur publication.

 

La communication : Voir avec Marie Hélène Ferrari l’utilisation du site qu’elle a créé (e-monsite) plutôt que le groupe sur Yahoo qui pose trop de problèmes techniques.

 

 

 

 

PROJET PRINTEMPS DES POETES

Proposition de Norbertu Paganelli

1° Piste : Le cadavre exquis poétique

Il s’agirait de bâtir un texte poétique conçu sur le principe du « cadavre exquis » cher aux surréalistes. Un auteur compose un premier texte, le masque à l’exception de la dernière ligne et le transmet à un autre qui prend comme point de départ la ligne apparente pour rédiger un second texte et ainsi de suite.

Problèmes à régler préalablement :

-          Le texte sera-t-il rédigé en corse ou en français ?

 

-          Si on choisit de laisser le libre choix de la langue, comment faire pour que le non corsophone puisse démarrer sur un vers qu’il ne comprendra pas ou imparfaitement

 

-          Laisse-t-on les auteurs fonctionner entre eux (A choisit d’adresser son texte à B qui choisit de l’adresser à C) ce qui peut être rapide mais incertain (risque d’oubli, de non réponse, e réponse tardive, de mauvaise compréhension de l’enjeu….) ?

 

-          Ou au contraire centralise-t-on le déroulement de l’opération  (A fait remonter à JPS son texte, ce dernier se charge de l’adresser à B qui le complète et le fait remonter à JPS). Cette dernière solution est couteuse en temps mais elle permet de gérer de A à Z l’opération, et même de choisir les contributeurs en fonction de leur personnalité afin de varier les genres.

 

-           

2° piste : le texte traduit et retraduit

Il s’agirait de partir d’un texte source (langue A) et de le faire traduire en langue B. Puis de faire à nouveau traduire ce texte en langue A sans que le traducteur puisse avoir connaissance de la première version. Et de continuer ainsi…. Au final nous risquerions de nous apercevoir qu’entre le texte originel et son ultime version…il s’est insinué de sacrées distorsions…..C’est aussi une manière de montrer que toute traduction est une trahison mais cela on le savait déjà…

Problèmes à régler préalablement :

-          Il faut constituer un « panel » de personnes ayant une bonne pratique des deux langues. Le nombre de dix est un minimum.

 

-          Le débat entre un fonctionnement « décentralisé » et un fonctionnement plutôt centralisé se pose aussi de la même manière que précédemment.

 

-          Que fait-on si, miracle des miracles, mais chose toujours possible, la distorsion tant attendue n’est pas au rendez-vous ? Autrement dit si l’on ne constate qu’entre le premier texte et le dernier que de très faibles variantes. ?

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Note de JP Santini : A FIOR DI CARTA  et ANIMA CORSA pourraient éventuellement se charger de l’édition de ces œuvres collectives.

 

 

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