Extraits des dialogues pour l'Unione Naziunale - Juillet 2003 -Janvier 2004

Extraits

 

Jean-Christophe Angelini : Quand nous nous sommes rencontrés la première fois nous ne pensions pas pouvoir aller aux élections sur la même liste. Nous avons une idée ouverte de la nation. Pour la constitution de la liste, il faut tenir compte des rapports de force à la base, mais aussi d’une volonté de réussir une union durable. Celle-ci ne peut se bâtir que sur la confiance et en évitant les procès d’intention. Nous sommes une organisation politique et nous ne pensons pas qu’il faille entretenir des ressentiments contre les « partis ». Les partis sont différents de la société civile qui peut  s’exprimer différemment.

 

Jean Biancucci : Nous ne sommes pas d’accord avec la distinction indépendantiste/autonomiste comme seule explication du clivage au sein du mouvement national.  A Chjama Naziunale rassemble sans distinction ceux qui ne se reconnaissent pas dans vos organisations. Nous sommes plusieurs courants d’idée. Nous ne nous sommes pas réunis seulement en fonction des élections de 2004 où nous pourrions d’ailleurs présenter seuls une liste, mais pour une unité stratégique. En ce qui concerne par exemple l’autonomie, on constate que cela dépasse les nationalistes. Va-t-on mettre Giacobbi dans le pôle autonomiste ?  De plus, les différenciations peuvent aussi se faire en fonction du choix de société. C’est pourquoi, si on peut admettre le terme un peu vague de « famille nationaliste », nous récusons le clivage unique Indépendantistes/ autonomistes. Ces deux pôles ne correspondent pas à la réalité. L’opinion se reconnaît aujourd’hui dans un nationalisme multiforme.

 

Jean-Pierre Santini : L’idée des deux pôles ne paraît par correcte. C’est une vision un peu figée. Même si les pôles ça paraît attractif. Mais on a l’impression que d’un côté il y a les pingouins et de l’autre les manchots. Je parlerais plutôt de courants. Historiquement, il y a toujours eu deux courants, le courant indépendantiste et le courant autonomiste. Il faut voir comment ils évoluent. De fait, le courant indépendantiste est devenu dominant au sein du mouvement national. Et c’est dans l’ordre des choses si vraiment on pense que l’objectif est bien de construire la Nation. Cela n’enlève rien à la sincérité patriotique des autonomistes. Mais construire la nation suppose, naturellement,  le dépérissement du courant autonomiste.

 

Pierre Poggioli : Les inorganisés ne doivent pas donner de leçons aux organisés car ce sont ces derniers qui assurent la permanence de la lutte quotidienne. En ce qui concerne la composition de la liste nous proposons dans les 25 premiers, 15 qui seraient « représentatifs » et les 10 suivants qui représenteraient toutes les organisations.

 

Norbert Laredo : C’est vrai que les deux pôles sont réducteurs. Nous nous situons plutôt parmi les « évolutionnistes ». I Verdi Corsu proposent que leur candidat (une candidate en l’occurrence)  soit situé dans les éligibles.

 

Marie-Thérèse Santoni : A Manca, demande la 5ème place  ainsi que quatre autres places sur l’ensemble de la liste.

 

Paul-Félix Benedetti : U Rinnovu ne demande rien. Nous attendons que l’ensemble du projet soit élaboré pour pendre une décision.

 

Jean-Pierre Santini : U Partitu di a Chjama est pour une représentation symbolique de toutes les composantes parmi les éligibles ou les « presque éligibles », et  pour une traduction objective de la représentation réelle des indépendantistes notamment autour de Cosrica Nazione / Indipendenza.

 

François Sargentini : Pour nous les deux pôles doivent constituer l’architecture de la liste. Nous proposons 7 places pour les indépendantistes et 5 pour les autonomistes. Nous prendrons une décision définitive au début janvier.

 

Edmond Simeoni : Que se passe-t-il s’il y a deux listes ?

 

François Sargentini : Il n’est pas question de faire un accord entre les deux tours. Chacun doit prendre ses responsabilités.

 

Bernard Pantalacci : Alors on peut faire alliance avec des organisations qui ne sont pas nationalistes, mais pas avec une liste nationaliste ?

 

Après une suspension de séance, Jean Biancucci, demande que 30% des 51 places sur la liste soient réservées à A Chjama Naziunale, ainsi que 6 places sur les 17 premiers. Edmond Simeoni est proposé comme tête de liste.

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