1983 - : Pour un Comité Local de Développement - Septembre

L’accession de la gauche à l’assemblée de Corse en 1982 avait ouvert des perspectives réelles de travail avec tous les acteurs sociaux et notamment les associations. Dans le Cap, je devais animer plusieurs réunions pour aboutir à la création d’un Comité Local de Développement dont le président fut Jacques-Henri Balbi futur président de l’Università di Corti. Malheureusement l’échec de la gauche aux élections qui suivirent en 1984 n’a pas  permis que cette expérience soit menée à son terme. 

 

 

Pour la création d’un Comité Local de Développement

 

Dans une lettre récemment adressée à notre Association, Monsieur Dominique Bucchini, Vice-Président de l’Assemblée de Corse nous fait part de son souci d’associer à l’élaboration du Plan Régional Corse (1984- 988) l’ensemble des forces vives de la région.

Le Plan Régional comprend notamment un chapitre consacré au « Programme Corse de Réhabilitation Rural (PÇRR) ». Les rédacteurs du projet indiquent clairement que « la mise en oeuvre de ce programme pourrait se faire dans un premier temps dans les micro-régions où existent des potentialités humaines et des projets ».

Il est indiqué plus précisément que les critères déterminant le choix des zones prioritaires de Réhabilitation Rurale pourraient être les suivants:

- valeur agronomique des sols

- capacité de mettre en oeuvre des Orientations Prioritaires de Développement Agricole

- présence de jeunes disposés à s’installer

- existence d’une volonté locale de développement et de structures (Comité de Développement Rural, accord des collectivités locales, réseau coopératif, etc.)

- prise en compte des zonages agricoles déjà effectués

- équilibres territoriaux d’ensemble à promouvoir.

Depuis sa création voici 5 ans, et notamment à travers son organe d’information «Capi Corsu», I’APEC s’est efforcée de traduire une volonté collective des Cap Corsins pour un développement au service de ceux qui vivent et travaillent au pays. Mais l’APEC n’a aucune prétention à définir seule un projet de développement global du Cap Corse. Cela est l’affaire de tous. D’où, la nécessité aujourd’hui pour répondre aux perspectives offertes par les nouvelles institutions, de rassembler ceux qui ont la volonté de réfléchir et d’agir pour un véritable renouveau de notre région. C’est pourquoi l’APEC prendra l’initiative d’organiser dès la rentrée, une série de rencontres sous forme de réunions débats dans tous les villages du Cap afin de mettre en place, si une volonté commune se dégage à la base, un Comité Local de Développement. En préconisant une telle démarche nous voudrions éviter la mise en place de structures de réflexion et d’action qui ne soient que la simple juxtaposition d’organismes déjà existants. Certes, il ne s’agit pas, bien au contraire, de se passer de ces organismes, mais c’est au plus profond des aspirations populaires souvent inexprimées que l’on doit puiser les forces de l’avenir.

N’est-ce pas la caractéristique même de la vie associative que d’être à l’initiative de l’expérimentation sociale la plus large ? Aussi, sans illusion excessive face à l’ordre d’un monde de plus en plus étouffant pour la liberté humaine, ne faut-il pas, puisqu’on nous propose d’être les acteurs de notre propre histoire, commencer au moins à y projeter les couleurs de l’imagination.

Jean-Pierre Santini

 

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